Roberto

Afin de leur rendre l’importance qui leur est due au sein du club, nous dressons une série de portrait de bénévoles, ces hommes et femmes de l’ombre qui œuvrent en silence, sans rien demander en  retour, pour que les jeunes et moins jeunes puissent jouer au football.

Le chef Bavimena

Aujourd’hui nous rencontrons Roberto Bavimena, dans son restaurant à Bruz.

Peux-tu te présenter ?

Roberto : Je m’appelle Roberto Bavimena, j’ai 18 ans, je joue aux gayeulles, j’ai fait mes études à Louis Guilloux, j’ai fait 3 ans de Bac Pro. J’ai commencé à faire du bénévolat en 1ère en tant que coach avec les U13.

Quel est ton club favori ? As-tu un idole, un modèle ?

Mon club favori c’est le Réal Madrid, en Espagne, parce que depuis tout petit je regardais Zidane et je me suis accroché direct au Réal Madrid et jusqu’à ce qu’il y Cristiano Ronaldo aussi. Mon modèle c’est Cristiano Ronaldo.

Meilleur joueur du monde aujourd’hui, de tout les temps ?

En ce moment ? C’est plus le meilleur jeune, c’est MBappé, mais sinon … Et de tout les temps, bah j’entends Pelé mais je l’ai pas vu jouer, dans ceux que j’ai pu voir jouer c’est Zidane que j’ai le plus aimé.

Comment es-tu arrivé au club ?

Je suis arrivé aux gayeulles quand j’étais au collège, c’était un pote, Abdoulaye, qui m’avait dit de venir à l’entraînement, je me suis dit pourquoi pas, je venais d’arriver et j’avais envie de faire du foot, je n’en avais jamais fait en club alors voilà, c’est pour ça que je suis arrivé aux gayeulles.

Peux-tu aussi nous rappeler d’où tu viens ?

Je suis né à Madagascar, au nord, à Diego Suarez. C’est un beau pays Madagascar.

Comment tu es arrivé à Rennes et quand ?

Je suis arrivé à Rennes quand j’avais 11 ans, ma mère est venu me chercher, au départ j’étais tout seul là-bas avec la famille, c’est ma mère qui est venu me chercher, je suis arrivé au mois d’août et après en septembre je suis rentré au collège l’adoration.

Tu parlais français ?

Au début non, j’avais un peu de mal et tout, même en ce moment à l’écrit je dois progresser.

Que t’as apporté le club quand tu es arrivé ?

En 2013 avec les U17 (surclassé de 2 ans!)

Il m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes, de me faire des amis, j’ai pu apprendre le français en même temps, car quand on arrive c’est dur au départ, mais dès qu’on a des amis ça accroche petit à petit. Après je suis allé au lycée, et là-bas j’ai commencé à progressé grâce à la cuisine aussi.

Peux tu retracer ton parcours aux gayeulles ?

Au début quand je suis arrivé c’était Thomas (Claro) le coach, j’ai fait U15 avec Thomas, et puis comme il n’y en avait plus, je suis parti en U17 avec Thomas. Après je suis retourné en U15 2ème année avec Vincent, j’ai fait une bonne année avec les 1ères années. Après en U17 j’ai suivi Nico pendant 2 saisons, puis une saison en senior, et l’année dernière en U19 puis en senior après janvier.

Avis au filles qui lisent l’article, Roberto est fidèle !

Et niveau coaching ?

Ben j’avais 17 ans et Afaf, la coach, je l’aidais à l’entraînement et un jour Afaf m’a demandé de prendre une équipe, les u13 C, parce qu’il manquait un coach. Je me suis dit “bah oui pourquoi pas ?”. C’était un peu difficile au début vu que je connaissais pas les noms des joueurs en U13 mais petit à petit c’est venu et j’ai commencé à m’y plaire. Alors j’ai demandé à coacher les U13 C. J’ai fait une année sympathique mais difficile, parce quand on est joueur on se rend pas compte des difficultés du coach. J’ai vu que c’était compliqué de gérer les remplaçants, le temps de jeu des joueurs et tout. Du coup c’était compliqué mais j’ai refait une année de plus mais je me suis bien adapté grâce à ce que j’avais fait l’année d’avant, et j’aimerais bien continuer encore

Comment tu es arrivé à te dire “je vais aider les u13” (à l’entraînement) ?

Au début c’est le lundi soir, je jetais juste un coup d’œil comme ça, et Thomas (Prigent) m’a proposé d’aider Afaf pour faire ses séances avec les U13. Alors je me suis dit “pourquoi pas ?”, c’était pour voir et prendre plus de plaisir au foot à garder les petits. Alors Thomas et Afaf m’ont proposé de coacher.

Ton meilleur souvenir aux gayeulles ?

Roberto et son équipe U15 en 2014

J’en ai plusieurs mais pas un en particulier, le premier c’est quand je suis arrivé, je connaissais personne mais on m’a rassuré, j’étais avec Thomas et ça s’est super bien passé, j’avais des potes et tout et ils m’ont dit “Wah tu joues bien” , “Tu cours vite” et tout. En fin d’année, on a fait un tournoi, on a finit 4ème ou 5ème je sais plus, on est allé faire le tournoi en s’amusant, cette année là c’est mes meilleurs souvenirs, je venais d’arriver et j’étais vraiment content d’avoir faits des potes dans l’équipe.
J’ai encore un autre souvenir super bien, c’était à un autre tournoi, on fait la petite finale je crois, on a gagné une petite coupe et les autres m’ont dit de garder la coupe comme j’étais le plus jeune (Roberto était surclassé), j’ai gardé la coupe et je l’ai encore là.

Pourquoi devenir bénévole ?

J’avais envie de faire autre chose que la cuisine après les cours, alors je suis venu le lundi pour regarder, mais finalement on m’a proposé d’aider et c’était naturel, j’aime bien donner un coup de main et naturellement c’est venu comme ça, et ça reste.

Pour toi c’est quoi le bénévolat ?

C’est comme je le disais tout à l’heure, tant que tu prends plaisir à faire un truc que t’aime bien , et que ça vient du cœur, et t’as pas besoin d’autres choses à côté comme ça vient naturellement. Et si t’aimes bien aider des personnes, du coup c’est logique, c’est le plaisir d’aider. C’est ce qui m’a plu dans le bénévolat, ça me paraît normal d’aider dans un club ou dans la famille, c’est normal on va dire.

Peux-tu raconter l’histoire de ton restaurant ?

Roberto, sa mère, et ses 2 petites sœurs.
L’île Pain de Sucre à Diego Suarez ©Antoine

J’ai demandé à faire de la cuisine en troisième, j’avais envie de faire de la cuisine parce que comme je m’occupais de mes petites sœurs, je leur faisais la cuisine. Alors j’ai fait 3 années en Bac Pro à Louis Guilloux et après entre-temps ma mère a fait des études de cuisine en même temps dans un autre endroit. On a passé nos diplômes en même temps mais pas au même endroit, on a eu notre diplôme tous les deux. Elle a fait un an de plus chef en cuisine collective dans une clinique. Moi j’ai continué en cuisine et j’ai fait mention complémentaire pour faire des dessert à l’assiette, à Louis Guilloux toujours, c’était plus pour développer les desserts, faire un dressage. Après cette année là ma mère a réfléchi à prendre un restaurant, j’étais partant pour savoir comment ça se passait.
Pour le restaurant on d’abord cherché le nom, on a trouvé le “pain de sucre”, c’est une petite île au large de Diego Suarez que tout le monde connaît là-bas, les petits enfant, les anciens, c’est une petite île qui est entouré par de la plage, tout le monde va là-bas. Pour nous ça nous rappelle notre enfance. Le projet du restaurant ça va être de faire petit à petit des animations. Après on aimerait prendre un autre petit restaurant sur la côte pour les saisons estivales. on essaye d’améliorer le restaurant, la décoration , pour mettre les gens dans l’ambiance malgache, c’est pour ça que ma mère fait un peu d’animations pour se faire connaître et être chaleureux, montrer l’ambiance malgache aux clients.

Restaurant Pain de Sucre
9 rue Duguesclin
35170 Bruz
09 53 88 26 53

Cliquez ici pour accéder à la page Facebook du restaurant.

 

Propos recueillis par Vincent.

 

vbreger

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